Le site de Anne Givaudan et le Dr Antoine Achram
"Il est venu mais pas d'un coup. D'abord la mer a fait des bulles comme l'eau dans une casserolle, puis... " et la je ne comprends pas ce qu'il me dit...
"et la troisieme fois, la vague etait énorme, elle a tout emporté. On a tous couru vite, très vite avec la famille, mais il y a eu beaucoup de morts."
(45000 morts environ).
Un pêcheur qui s'est approché de nous nous montre les cicatrices de ses blessures dues aux éclats de bois lors du désastre.
Une femme raconte que sa maison a été complêtement détruite.
Ils ne sont pas en colère ni résignés. Ils ne veulent pas non plus inspirer la pitié, ils racontent et sourient, pas pour vendre ou séduire, ils sourient pour sourire.
Je pense tout a coup à nous les occidentaux et a nos "tsunamis" intérieurs ou extérieurs.
Dans notre monde qui amasse par peur du manque, comment réagirions nous si nous perdions tout ?
Nous risquons de nous trouver face à des "tsunami"economiques, sociaux ou politiques et toujours humains.
Une personne me racontait qu'elle venait d'astiquer un vase en cuivre auquel elle tenait particulierement, la veille du tsunami. Apres la catastrophe, elle vit au milieu des décombres un objet qui brillait. C'était son vase!!!
Cette histoire est importante car c'est celle de notre vie. Nous ne savons pas quand le Tsunami arrive et là, tout ce en quoi nous croyons, tous nos biens, disparaissent.
Le bol ne brille pas tout seul, il brille parce qu'on l'a astiqué et chacun de nous est comme ce bol. Sommes nous un bol terni par toutes nos préoccupations ou sommes nous un bol brillant ?
Occupons nous de l'essentiel, de faire briller toute la beauté qui est en nous, faite de nos potentiaités et de nos qualités pour les offrir au monde et vivons joyeusement notre vie ainsi, quelque soit le tsunami, il y aura toujours pour nous un petit point brillant au milieu des décombres.
Sur la plage devant la mer calme et limpide trois personnes me regardent et sourient :
Le vieux Nelson qui a installé son bazard de sculptures en bois sous un parapluie aussi vieux que lui, une petite femme maigre et noire avec un gros sac rempli de paréos divers, un jeune et beau Don Juan qui conte fleurette aux belles étrangeres, tous sourient... non pas béatement mais en connaissance de cause : celle de savoir qu'on ne peut jamais tout perdre.
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