Editions Sois, Aura-Sois-Formation : Le site de Anne Givaudan et du Dr Antoine Achram

Le site de Anne Givaudan et le Dr Antoine Achram

23-01-2009 10:04 Il y a: 16 yrs

Interview d'Anne Givaudan : Nos mémoires : des prisons ou des ailes ?



par M H Courtat (Sacrée Planète)

Nous sommes tous, sans exception, habités de multiples mémoires, certaines plus encombrantes que d’autres. Dans cet ouvrage, Anne Givaudan dresse un panorama des différents types de mémoires qui nous affectent et nous montre comment elles peuvent être des entraves ou des moteurs.

SP : Votre prochain livre porte un titre intriguant : « nos mémoires, des prisons ou des ailes ? » Que mettez-vous sous ce vocable ?
AG : En effet, le titre peut paraître intriguant mais toutes mes expériences vécues m'ont amené à réaliser que nous sommes entourés de mémoires et que ces mémoires peuvent nous emprisonner et diriger, par l'intermédiaire des Formes pensées, nos choix et nos comportements, sans que nous en ayant la moindre conscience. Cependant, lorsque nous réalisons que nous sommes porteurs de mémoires, nous sommes alors prêts à nous servir de tout ce qu'elles nous apportent de beau pour continuer notre parcours de Vie.
SP : Pourquoi avoir choisi ce thème ?
AG : Comme pour chacun de mes ouvrages, je n'ai pas choisi le thème . On pourrait dire que c'est plutôt le thème qui me choisit... Pour être plus précise, le guide qui a toujours présidé à mes écrits me propose le thème qui correspond à une étape de l'avance de notre époque. Je ne sais pas à l'avance ce qui va m'être proposé mais je suis encore et toujours heureuse de voir avec quelle justesse sont choisis les thèmes même si je n'en perçois pas toujours l'utilité au moment même où j'apprends le type d'expérience qui va m'être demandé de vivre...
SP : Quelle différence faites-vous entre Mémoires et Formes-pensées ?
AG : Les mémoires sont partout en nous et hors de nous, elles peuvent nous appartenir ou appartenir à un membre de notre famille, à un lieu, à un objet, un peuple ou une race Quelles qu'elles soient, elles ont une influence sur nous.
Les formes pensées découlent de nos mémoires personnelles et surtout des événements que nous avons vécus, dans cette vie ou dans d’autres, et traduits de telle manière que nous en avons créé une Forme-pensée. Il est donc essentiel de prendre conscience de nos Formes-pensées pour les guérir en les transmutant. C'est l'un des objectifs de mon livre afin que chacun puisse retrouver la joie et le pouvoir créatif qui est en lui.
SP : Apparemment, ceci ne concerne pas que les êtres humains ?
AG : Comme je le disais plus haut, nous sommes entourés de mémoires. J'ai rencontré des mémoires sur des lieux fortement imprégnés et l'esprit du lieu m'a communiqué comment faire pour ne pas se polluer avec des mémoires qui ne nous appartiennent pas mais aussi comment aider un lieu à nettoyer ses mémoires. J'ai aussi contacté des mémoires attachées à des objets comme sur un bijou par exemple.
SP : il est maintenant fréquent de dire que nous sommes perturbés par nos mémoires émotionnelles ? De quoi s’agit-il exactement ? Comment la situer parmi toutes les mémoires qui nous concernent ?
AG : lI est vrai qu'actuellement « la mémoire émotionnelle » est à l'ordre du jour bien qu'elle ait toujours existé. Cette mémoire est partout, dans nos mémoires familiales, de race, de peuple, Il n'y a pas de mémoire marquante sans émotion associée. La mémoire émotionnelle peut être liée aux événements de notre vie actuelle, de notre enfance, ou de nos vies passées,. C'est elle aussi, qui nous fait agir et réagir. Cependant, plus que jamais nous devons mettre l'importance, non pas sur les histoires anciennes, mais sur nos réactions devant des situations de notre quotidien.
Pour ne citer qu'un exemple, nous pouvons dans une vie précédente avoir abandonné nos enfants par manque de moyens financiers ou par difficulté affective et aujourd'hui éprouver une énorme culpabilité toutes les fois où nous laissons notre enfant en nourrice pour aller travailler. Nous nous demanderons alors pourquoi cela nous touche autant et c'est en guérissant notre histoire actuelle qui contient l'histoire passée que nous pourrons enfin nous libérer. C'est donc sur la culpabilité d'aujourd'hui même si elle est le miroir de celle d'autrefois que nous allons nous pencher et la compassion que nous offrirons à la femme que nous sommes se répercutera sur celle que nous avons été autrefois. Nous ne pouvons guérir ni dans le passé ni dans le futur. Le présent seul nous offre cette opportunité et c'est vers cela que je propose d'aller aujourd'hui
C'est notre  Coeur qui sera le grand transmutateur de nos « histoires de coeur » mal vécues.
SP : Quel est le rôle de l’atome-germe ?
AG : Il est souvent considéré, pour employer des mots d’aujourd’hui, comme « la banque de données » contenant toutes nos vies dans ses moindres détails.
Cet atome germe, pourrait être comparé au disque dur de notre ordinateur central. C'est le résumé de nos origines et il en existe un par corps. par exemple un pour le corps physique un pour le corps émotionnel et ainsi de suite... Il contient la totalité de ce que nous sommes et de ce que nous serons.
SP : Vous parlez de l’éther réflecteur. Ce terme est peu courant De quoi s’agit-il ?
AG : Cet éther a pour particularité de capter l’événement selon le vécu de celui qui l’émet. Il retransmet, de ce fait, une mémoire qui n’est fiable que très partiellement.
Nous pourrions comparer cette mémoire à une série de galerie des glaces contenant des miroirs déformants où l’on peut traduire maladroitement des pans d’histoire sans grande fidélité.
C’est dans cet éther que plongent certains médiums et voyants qui peuvent apporter des indications tout à fait justes, étroitement mêlées à des visions déformées de ce qu’ils perçoivent.
SP : Certaines mémoires influencent et perturbent parfois nos vies à notre insu. Quels sont les moyens d’y avoir accès ?
AG : La question essentielle à se poser est, me semble-t-il : est-il important d'avoir accès à nos mémoires ? Souvent, connaître ce que nous avons été ou ce que nous avons vécu nous éloigne du moment présent et de la guérison que nous souhaitons tant. c'est un leurre qui satisfait notre mental mais ne nous aide guère.
Nous pouvons, à notre époque, grâce à l'éthérisation de notre planète, avoir plus facilement accès à nos mémoires, que ce soit par le rêve éveillé ou durant notre sommeil ou par des visions spontanées et par bien d'autres moyens.
Il n'est pas très important de chercher à tout prix à contacter nos mémoires cependant lorsqu'elles se présentent, essayons d'en faire un élément pour prendre un élan supplémentaire.
Dans le livre, je propose dix étapes pour prendre notre envol et retrouver notre pouvoir créateur et tout cela sans effort et dans la joie. En effet, l'effort n'est pas le facteur essentiel de la guérison des blessures des mémoires, c'est la régularité légère et joyeuse mise dans notre quotidien qui en est l'un des facteurs les plus importants. La gratitude est l'une des dix étapes de cette ascension vers ce que nous sommes au-delà de nos histoires de vies...
SP : Nous avons plutôt l’habitude d’envisager ces mémoires comme « perturbantes » Elles ont apparemment aussi des effets bénéfiques ?
AG : Nous ne sommes pas que nos mémoires douloureuses, nous sommes bien plus que cela et c'est ce que nous oublions trop souvent. Nous avons tous et toutes été dans cette vie ou dans d'autres des hommes et des femmes, brillants, généreux, doués, aimants et aimés. Nous avons connu l'amour, la compassion, la joie et aujourd'hui nous sommes porteurs de tout cela.
Lorsque le ciel nous semble bien bas et que nous avons envie de baisser les bras souvenons nous que nous ne sommes pas simplement cet acteur ou cette actrice qui joue le rôle principal de notre vie. Ne confondons pas ce que nous sommes avec le rôle que nous avons pris pour quelques années avec un nom, une profession, un caractère bon ou mauvais qui n'est que provisoire et gardons en nous cette intime conviction que nous sommes de bons acteurs mais que nous ne sommes pas que cela. Acceptons aussi que ce rôle ne soit pas toujours celui du plus beau, du meilleur, du plus…tout,  et que c’est bien ainsi.
SP : Certains lieux sont marqués par les évènements qui s’y sont déroulés Peut-on faire quelquechose pour ces lieux ? Vaut -il mieux les éviter ?
AG : J'ai vécu une expérience douloureuse lors d'un voyage au Cambodge, il y a plusieurs années. Nous visitions un soi -disant musée de la guerre qui était en fait un camp de concentration de l'époque de Pol Pot et les mémoires des prisonniers défilaient devant mes yeux plus terribles les unes que les autres. N'en pouvant plus, je suis sortie pour respirer un peu dans la nature entourant le camp.
C’est alors qu’au centre de mon crâne, une voix fine se mit à résonner :
« Je suis l’esprit de ce lieu et si la mémoire de l’endroit restitue fidèlement les événements qui s’y sont déroulés, je souffre de l’absence d’amour et des cris qui m’habitent à présent.
J’ai besoin de votre aide, pour me nettoyer. Priez, envoyez des ondes de paix et d’Amour.
Vous ne pouvez imaginer la puissance bénéfique qui se dégage de vos chants de paix, de vos prières, de vos méditations.
Vos pensées, vos sons nous soignent comme lorsque vous soignez un corps blessé.
Ne prenez pas dans des lieux qui comme celui-ci ont souffert au-delà de toute raison humaine, des objets ou des pierres en souvenir. Vous ne nous allégeriez pas et de plus, vous pollueriez vos lieux de notre souffrance. Soyez vigilants et attentifs à ce que vous posez dans vos lieux de vie. Ne faites pas cela au hasard et avant de mettre un objet ayant un passé, ressentez de quoi est porteur ce qui prendra place en vos demeures.
Prenez des terres ou des pierres de tout lieu porteur de joie et d’amour elles sauront déverser leur énergie là où vous les mettrez.
De même, si vous marchez sur une terre chargée de souffrance, avant de la quitter, remettez cette souffrance dans la Terre-mère qui, va peu à peu la transformer avec l’aide des guérisseurs de la Terre. Pour ce faire, avant de quitter un lieu de souffrance, mettez-vous à genoux et posez votre front au sol les bras derrière vous, en demandant à la terre de vous laver de ce qui ne vous appartient pas.
Vous n’en êtes pas conscients mais, à chaque pas que vous faites, vous entrez dans une mémoire. Cela n’a en soi rien de négatif ni de positif. Cependant, soyez simplement à l’écoute de ce qui se passe en vous dans un lieu chargé. Vous sentez-vous épuisé ou régénéré ?
De même avant de pénétrer dans un lieu de la nature, demandez la protection et l’aide de ses habitants. Les êtres de la nature vous acceptent volontiers et, sont prêts à vous aider si vous leur accordez votre confiance.
Lorsque vous vous trouvez dans un lieu porteur d’une mémoire douloureuse, vous pouvez également vous entourer d’une lumière de couleur arc-en-ciel que vous ferez partir, telle une fontaine, du sommet de votre tête. Elle vous enveloppera et vous protégera mais sachez que son action sera de courte durée, tout au plus de quelques heures.
Vous les côtoyez quotidiennement des lieux de mémoires, il n’est donc pas question de les éviter mais de les traverser paisiblement. Soyez remerciés de votre présence qui m'a permis de communiquer ainsi avec vous...»
SP : Ce travail sur les mémoires était apparemment connu et pratiqué sur d’autres plans d’existence ?
AG : Dans le livre « Alliance », je décris un épisode qui se passe sur la planète Vénus et qui met deux belligérants en mesure de guérir une vieille mémoire. Ils revoient l'épisode douloureux de leur vie précédente et ont la possibilité de modifier quelque chose en eux qui peut changer une partie de l'histoire…ce serait un peu long à raconter ici mais il s'agit d'un moyen puissant de guérir les blessures de nos mémoires et d'éviter que les formes-pensées créées n'arrivent jusqu'au corps physique sous forme de maladie. Ce lieu que je décris est appelé communément : la salle de guérison des mémoires.
SP : Quel est l’enjeu de ce travail sur les Mémoires aujourd’hui ? Pourquoi est-il important de les retrouver ?
AG : Il est essentiel aujourd'hui de nettoyer les scories qui traînent dans nos mémoires et alourdissent dans notre avance. Ces scories se répercutent par l'intermédiaire des Formes pensées sur les grands axes de circulations de la planète Terre et également sur tous ceux qui sont porteurs avec nous de mémoires identiques.
Je cite par exemple les mémoires Atlantes car nombre d'entre eux sont revenus aujourd'hui. De la même façon que sont présents également tous ceux qui ont appartenu à de grandes civilisations et qui viennent réparer et apporter leur contribution à ce nouveau passage planétaire.
Guérir de nos histoires de vie, c'est admettre enfin notre divinité et notre infini potentiel. Nous cessons alors d'attendre de l'extérieur une guérison qui ne peut venir de l’intérieur et nous reprenons notre pouvoir afin d'entrer dans ce monde nouveau qui est aussi éloigné de notre monde actuel que notre époque comparée à la préhistoire.
Il n'y a pas à colmater ou à améliorer le monde. Il faut changer radicalement de point de vue, de conception. Il est impératif de cesser d'avoir un pied dans un monde et un pied dans l'autre sous peine de finir écartelés.
Si nous savions ce qui nous attend, nous cesserions à l'instant même de rester au bord de la piscine et nous n'hésiterions pas  à lâcher nos anciens paradigmes pour entrer de plain pied dans un monde bien au delà tout ce que nous pouvons imaginer.


Bibliographie :
Formes-pensées d'Anne Givaudan et Antoine Achram aux ed. Sois
Alliance de A. Givaudan ed. Sois
Les neuf marches de A. Givaudan et Daniel Meurois aux ed. Sois

Articles d'Anne Givaudan parus dans Sacrée Planète
-    Alliance, contacts d’outre espace » - SP N°11 (p 31-35)
-    Walk in, la femme qui changea de corps – SP N° 12 (p 48 à 52)
-    La rupture de contrat – SP N° 18 (p 21 à 23)
-    Le son qui guérit chez les Esséniens – SP N° 21 (p 26 à 36)


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